Barcelone : Zlatan, enfin le réveil ?

Auteur d'un doublé hier soir à l'Emirates Stadium face Arsenal (2-2), l'attaquant suédois, a - une nouvelle fois - montré son double visage. Tantôt vendangeur, tantôt serial buteur, Ibra a enfin marqué dans un match important en Coupe d'Europe. Un signe ?


Quoi de mieux qu'un doublé pour relancer la hype Ibra, tube printanier?

Treize minutes sont-elles suffisantes pour enrayer huit mois en dents de scie ? Son doublé face à Arsenal en quart de finale aller de la Ligue des champions, hier soir à l'Emirates Stadium, aurait pu sonner le réveil d'“Ibracadabra“. Mais le retour en fanfare des Gunners a gâché sa soirée. Car sans Walcott et Fabregas, le géant suédois aurait à coup sûr fait les Unes de tous les médias ibériques.

Pourtant, la première période d'Ibrahimovic est digne d'un Niklas Bendtner en grande forme. La solidarité, y'a que ça de vrai chez les Scandinaves. Dès la sixième minute, il rate un but tout fait en propulsant le ballon des six mètres dans la tribune haute de l'Emirates. Dix minutes plus tard, Zlatan manque encore le coche face à un Almunia en ébullition. Tous les vieux démons ressurgissent et les socios , nostalgiques, regrettent encore Samuel Eto'o fils.

Zlatan double face



Et puis, celui qui “n'a rien à prouver à personne“ décide de se mettre au travail. Seulement 27 secondes après le début de la seconde période, le Suédois profite d'un caviar de Gerard Piqué et, d'un lob subtil, trompe Almunia parti aux fraises. Treize minutes plus tard, Ibracadabra à la réception d'une galette de Xavi, ne se fait pas prier pour crucifier de près le portier londonien.

A l'image de sa saison, celui qui est arrivé en provenance de l'Inter Milan l'été dernier pour la bagatelle de 40 millions d'euros, en échange de Samuel Eto'o, souffle encore le chaud et le froid en Catalogne. Si ses quinze buts en 24 matchs de championnat et ses quatre réalisations en Ligue des champions parlent pour lui, il n'a jamais eu la même influence qu'à l'Inter, où toute l'équipe jouait pour lui.

Mais à Barcelone, sanctuaire du beau jeu et du collectif à outrance, Zlatan a du mal à entrer dans le moule. Si le match d'hier prouve aux esprits grincheux qu'il a encore le sens du but, sa première saison chez les Blaugrana ne restera pas - pour l'instant - dans les annales.



Article lu 3023 fois. Rédigé le Jeudi 01 Avril 2010 par Romain B.
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