Ldc : Lyon, à en rugir de plaisir

Amorphe en première période, l'Olympique lyonnais réalise l'exploit en arrachant le nul à Bernabeu face à une équipe du Real Madrid (1-1), qui s'est liquéfiée au fil du match. L'OL tient là sa première victoire historique en Ligue des champions et obtient un ticket pour les quarts de finale, une première depuis 2006.


Les Lyonnais peuvent être heureux, ils viennent de valider leur billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

Lyon peut sabrer le champagne. Grâce à son nul, les Gones ont confirmé leurs statistiques à Bernabeu. En trois rencontres, jamais l'OL ne s'était incliné dans l'antre madrilène. Mieux encore, Lyon est toujours reparti avec le point du nul. Et ce soir, ils n'ont pas dérogé à la règle. Archi-dominés durant la première période, les hommes de Claude Puel sont revenus des vestiaires métamorphosés, au contraire de Madrilènes qui ont montré un visage bien pâle.

Et pourtant, les 45 premières minutes n'auguraient pas du meilleur. Dans une rencontre où les Galactiques 2.0 voulaient immédiatement mettre le couteau sous la gorge de Lyon, Cristiano Ronaldo et sa bande ont imprimé leur rythme. Dès la sixième minute, sur une ouverture géniale de Guti, le Portugais d'une frappe croisée trompe Lloris. La machine madridista semble lancée et rien ne peut, pense-t-on, l'arrêter. Vingt minutes plus tard, Gonzalo Higuain, assez bien entré dans la partie, est le protagoniste du premier tournant de la rencontre.

Lancé à la limite du hors-jeu, l'Argentin dribble Hugo Lloris et tir du droit. Manque de réussite ou de lucidité, le meilleur buteur du Real en championnat trouve le poteau. Deux minutes plus tard, rebelote avec le deuxième fait de match. Higuain utilise une bonne percussion du Brésilien Kaka et se retrouve à nouveau face au gardien lyonnais. Cette fois-ci, c'est l'international français qui sauve la maison rhodanienne. Avec moins de 40% de possession de balle, l'Olympique Lyonnais s'en sort bien et garde, malgré tout, ses chances de qualification.

Puel, coaching payant

Au retour du vestiaire, Claude Puel décide de faire un coup. Il profite de la blessure de Jean-Alain Boumsong - très bon par ailleurs - pour mettre Jérémy Toulalan dans l'axe de la défense. Maxime Gonalon, remplace un Jean II Makoun moins inspiré qu'à l'aller.
Plus haut sur le terrain, les Lyonnais retrouvent leur fondamentaux : dur sur l'homme, pressing sur les porteurs du ballon et dédoublement dans les couloirs. Lisandro Lopez, jusque là esseulé en attaque, touche plus de ballon. Et le première charge ne tarde pas à venir.

Après un premier assaut raté de Sidney Govou, l'Argentin envoie une lourde frappe du droit des 25 mètres, mais Iker Casillas renvoie des poings la mine de "Licha" (55ème).
A force d'abnégation, l'OL trouve enfin la faille. Sur un beau mouvement collectif entre Cesar Delgado et Lisandro, Miralem Pjanic profite du travail effectué et enchaîne une lourde frappe. Casillas, trop court, ne peut rien faire. (75ème). Grâce à ce but tant attendu, les Lyonnais s'offrent un matelas inespéré: Le Real doit à présent marquer deux buts pour se qualifier. Malgré les entrées de Raul Van Der Vaart ou Diarra, les Galactiques se muent en stalactiques. Et L'OL aurait même pu corser l'addition à deux reprises, si Lisandro Lopez (90ème) et Delgado (93ème) n'avaient pas loupé leur face à face.

La suite on la connait. Baffouant leur jeu, incapable de bousculer un bloc lyonnais ultra compact, la Casa Blanca ne disputera pas la finale de la Ligue des champions dans son antre, celle que tous les socios attendaient. L'OL, de son côté, peut savourer. Annoncé mort à la fin 2009, le Lyon rugit toujours et encore. Grâce à ce coup de griffe, les Lyonnais ont écrit une grande page de l'histoire du club. A eux d'en écrire d'autres lors des quarts de finale.




Article lu 1808 fois. Rédigé le Mercredi 10 Mars 2010 par Romain B.