EdF : les confidences de Thierry Henry

A l'image de Patrice Evra, Henry est revenu sur les sujets les plus épineux de l'aventure française en Afrique du Sud. Avec honnêteté, sans doute. Mais il faudra sans doute se faire à l'idée que le vestiaire gardera à jamais ses secrets les plus lourds.

Henry a tenu dans un premier temps à recentrer le problème, alors que l'emballement médiatique avait finalement fait passer au premier plan les querelles intestines, oubliant quelque peu les explications sportives. "la première raison du fiasco, c'est le fait de ne pas avoir bien joué. Il ne faut pas se voiler la face. On n'a pas été à la hauteur",

Il est revenu sur sa situation personnelle au sein de l'équipe, avec ce sentiment très lourd qui ne l'a plus quitté avec son changement de statut dans l'équipe : "J'aurais pu être le grand frère, mais je ne l'étais plus. Je me suis senti écarté. On ne me parlait plus comme avant. Avant, on me parlait plus, j'étais sur le devant de la scène. A un moment, quand tu n'as plus de crédibilité dans un groupe, ça devient difficile".

Le joueur de Barcelone a par la suite été catégorique : les rumeurs de bagarre, de clash, de pression et d'altercations entre joueurs sont infondées, a-t-il indiqué, réagissant vivement aux propos de Roselyne Bachelot, qui présentait certains joueurs comme des caïds : "Qu'on arrête avec ce mot ! Personnellement, je n'ai pas vu de caïd, pas d'altercation, pas de bagarre. Je n'ai rien vu de tout ça".

Il s'est enfin montré très indulgent sur le cas Anelka : "J'étais dans le vestiaire, je n'arrivais pas à entendre ce qu'il disait. Il ronchonnait. Ce qui me frappe, c'est que la personne qui a dit ça au journaliste, comment a-t-elle pu entendre ce que Nicolas a dit. Personnellement, je pense qu'on devait montrer notre soutien à Nicolas. On a su qu'il allait être exclu, sans nous consulter. Faire rentrer Nico de cette façon, je peux vous le dire, avec l'histoire de ma main, j'étais tout seul, et je sais comment c'est. J'aurais bien aimé qu'il ait un petit peu de soutien. Je ne peux pas laisser un coéquipier comme ça".



Article lu 3643 fois. Rédigé le Samedi 26 Juin 2010 par Romain B.
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